Coaching Agile en action – retour sur l’année 2019

Coaching Agile en action – retour sur l’année 2019

Des dizaines d’entreprises accompagnées, des centaines d’heures de Coaching Agile. Quel bilan 2019 ?

Suite à notre grande rétrospective 2019 à laquelle un grand nombre de Coach français ont participé, nous sommes heureux de partager avec vous les résultats communément soulignés par les Coachs. Ils vous permettront de faire le rapprochement avec votre propre organisation et peut-être, pour tous ceux qui voudraient profiter de la nouvelle année, vous lancer dans l’organisation Agile.

 

Besoin d’alignement, comprendre les objectifs

Le niveau d’information et de formation reste très hétérogène au niveau des équipes IT ou plus largement dans les autres services métiers et marketing. Les formations dont certains participants ont pu bénéficier s’étalent sur des temps trop longs avec des discours non coordonnés. Tous les Coachs constatent que le démarrage d’un projet devrait commencer par une mobilisation des équipes. La meilleure façon de le faire est de leur offrir un mix de formation et de mises en situation, entendu que ces dernières soient relativement éloignées du projet à développer. Cette neutralité et la mise à niveau au moment du démarrage permettent l’alignement des équipes. C’est donc l’occasion de raccorder les violons, les termes et les process pour préparer l’équipe à travailler ensemble en confiance. C’est également l’occasion de faire en sorte que les membres de l’équipe agile n’ayant jamais collaboré puissent mieux se connaitre.

 

Clarification des rôles

Pour éviter les malentendus et pour échapper aux tensions inutiles, les Coachs clarifient les rôles respectifs. Les mauvaises habitudes, les contextes professionnels dans lesquels, par exemple, les personnes cumulaient le rôle de Product owner avec celui de Scrum master doivent être mis à plat. Une équipe qui fonctionne est avant tout celle dans laquelle chacun occupe efficacement tout son rôle mais rien que son rôle.

L’équipe de développement doit, quant à elle, tendre vers une non-spécialisation au sein du projet. Tous restent responsabilisés par rapport au travail qu’ils produisent. La meilleure façon d’être responsabilisé est de participer activement aux tests. Tester son travail  et celui des co-équipiers.

 

Besoin de sponsors forts

Quasiment tous les Coachs soulignent que le sponsor actif au sein de l’organisation permet une meilleure assimilation et le meilleur suivi des méthodes agiles dans le temps. Le rôle du Coach s’étend de ce fait bien au-delà de l’équipe qu’il accompagne. Il est un élément important de communication avec les équipes de directions qui suivent et, de préférence, encouragent les nouveaux projets en mode agile.

Certains Coachs évoquent les situations dans lesquelles ils sont amenés à travailler avec une liste de projets de l’entreprise cliente qui leur demande de choisir ceux qui sont éligibles pour la gestion agile. Un non-sens étant donné presque tous les projets peuvent être traités dans un cadre agile. On retiendra qu’en phase de démarrage organisationnel, le choix d’un projet trop lourd et long pourrait être contre-productif. A contrario, les trop petits projets ne permettent pas de donner le recul suffisant sur une nouvelle organisation cible. Ainsi, comme le soulignent les Coachs, le choix de projets agiles est avant tout un symbole porté par la direction.

 

Product Agile Management

Les entreprises manquent d’agilistes travaillant suffisamment avec les métiers. Hélas, encore trop souvent, Lean Startup ou d’autres méthodes agiles relatives aux produits sont largement sous exploitées. L’expression des besoins restent bien souvent un cahier des charges monolithe qu’il est difficile de reconfigurer en backlog utilisable dans le cadre de l’agilité.

 

La résistance au changement

Le brassage générationnel et la mise en lumière de ces dernières années sur les méthodes agiles ont eu des effets bénéfiques. Les collaborateurs les plus jeunes sont très demandeurs de nouveaux cadres innovants et agiles. Avec eux, ils entrainent les générations Cycle en V.

De ce fait, le travail d’évangélisation devient de plus en plus facile et la résistance aux changements tend à diminuer avec le temps.

 

Vers un métier de communication

Le métier de Coach reste avant tout celui de facilitateur. Comprendre les blocages, identifier les difficultés en apportant des réponses aussi durables que possible est au centre de l’accompagnement. Les Coachs soulignent que leur métier fait appel aux capacités oratoires et de conviction pour porter les messages inter silos. La mobilisation dépasse largement les frontières de DSI. Les services RH, par exemple, suivent de plus en plus souvent les formations pour mieux comprendre l’esprit de l’agité. Ceci fait d’eux des interlocuteurs naturels de Coachs. 

2020 sera l’année de nouveaux challenges agiles pour tous. Cela sera l’occasion pour nous de vous apporter des parcours d’accompagnement originaux portés par notre communauté de Coachs Scrum-league.org